Colonel Pierre-Marie-Joseph-Léon DELAFOSSE

(1934 - 1936)

Pierre-Marie-Joseph-Léon DELAFOSSE est né le 2 octobre 1879 à Bourges (cher). Il est incorporé en 1899 comme simple soldat au 13e R.I.

Sergent en 1902, il intègre l'école militaire d'infanterie en 1904 et est nommé sous-lieutenant en 1905, affecté au 21e R.I.

Il sert brillamment durant le première guerre mondiale comme capitaine (6 citations dont deux à l'ordre de l'armée). 

Après la guerre, il est affecté au 4e R.E. à Kasbah Tadla comme chef de bataillon. 

Promu colonel le 25 mars 1934, il commande le 99e R.I.A. et en juin 1936, il est affecté à l'état-major de la 9e Région à Tours.

(En mai 1940, à Dunkerque, il est contraint d'abandonner sa cantine avec son livret militaire au bastion 32...).

Il décède à Mâcon le 2 août 1970. 

Chevalier en 1915, officier en 1921, il reçoit la cravate de commandeur de la Légion d'Honneur en 1938.

Photo prise lors d'une cérémonie dans les Alpes en février 1936 (fonds Viller) : il pourrait s'agir du COL DELAFOSSE.

 


Effectifs

Une SES du 99e R.I.A. en terrain libre à Lanslebourg (fonds Amicale).
Une SES du 99e R.I.A. en terrain libre à Lanslebourg (fonds Amicale).
Membres d'une SES au quartier (fonds Amicale).
Membres d'une SES au quartier (fonds Amicale).

Activités militaires

 

Février 1935 : La S.E.S. du 99e R.I.A. se porte au secours d'un détachement du 13e B.C.A.

 

 

 Récit du CNE P. DATHIS

publié en 1938 dans la presse locale


Situation topographique du poste de Sollières, de la Madeleine, lieu de l'avalanche subie par le 13e B.C.A., le Replat des Canons, lieu d'implantation de la stèle.  

ndlr : en bleu, l'itinéraire probable de la colonne de secours du 99e R.I.A.


 Source Gallica :Relation de l'accident dans la presse nationale

(de''gauche'' à ''droite'')

 

1936 : Le 99e R.I.A. s'entraine en montagne par tout temps...

 

Cérémonies

 

12 mars 1935 : Obsèques du SCH MORACCHINI et de l'alpin CASTELLA à Modane

(Fonds Amicale)

 

 

11 novembre 1935 : Défilé du 99e R.I.A. place Bellecour à Lyon

(Fonds Amicale)

 

 

Février 1936 : Hommage rendu par une patrouille de SES au SCH MORACCHINI et à l'alpin CASTELLA devant la stèle fraichement érigée (Fonds Amicale)

 


 

ndlr : préparatifs de l'hommage. On peut observer le sommet de la stèle émergeant de la neige, en haut à droite de la photo, en face de l'officier commandant . Aux pieds des éclaireurs, trois chiens militaires dont probablement Flambeau, le berger allemand vaguemestre du régiment, qu'on distingue devant son maitre, derrière le photographe préparant sa pellicule.

 

 

Février 1936, en Maurienne : présidée par le chef de corps, cérémonie de remise des insignes de brevet d'éclaireur-skieur sur le front des troupes (Fonds Viller)

 

Vie courante/cohésion

 

24 décembre 1934 : corvée de bois au Fort Lamothe à Lyon : élagage... quelques bûches pour Noël !

(Fonds Amicale)

 

 

Tranches de vie au quartier ou sur les cimes

(Fonds Genoux)

 


 

 Colonel Henri-Charles-Alfred ROUX

(1936 - 1938)

 

Henri-Charles-Alfred ROUX est né le 21 septembre 1884 à Saint-Étienne (Loire).

Il intègre la 89e promotion de l'École Spéciale Militaire de Saint-Cyr - promotion du "Centenaire d'Austerlitz" 1904-0906.

On retrouve sa trace en 1921 comme capitaine au 104e régiment d'infanterie. 

Il est breveté de la 42e promotion de l'École supérieure de guerre (1920-1922). Colonel en 1935.

Le 10 juin 1936, il prend le commandement du 99e R.I.A. qu'il quitte le 1er octobre 1938, après avoir été nommé général de brigade le 23 septembre 1938.

Il prend le commandement de la 45e D.I. (4e Armée) du 2 septembre 1939 au 16 juin 1940. Il est fait prisonnier (Offlag VIII E en Silésie) du 16 juin 1940 au 22 août 1941 où il est libéré pour raisons de santé.

Il est ensuite détaché à Vichy où il occupe différentes responsabilité (dont le poste de secrétaire général à la vice-présidence du Conseil).

Il est démobilisé le 1er décembre 1942, et en position de retraite le 21 septembre1943. Il décède à Saint-Étienne le 29 mars 1967.

Commandeur de la Légion d'Honneur le 30 juin 1943.

 


Effectifs

 

Photos de groupes sur divers lieux de cantonnement.

(Fonds Cantagril et Villers)

 

En stage d'officier d'état-major à Chambaran, 2e rang, 5e à partir de la gauche, le CNE de GARDANE. Au 1e rang à gauche, un autre CNE du 9e R.I.A. non identifié. (fonds Viller)
En stage d'officier d'état-major à Chambaran, 2e rang, 5e à partir de la gauche, le CNE de GARDANE. Au 1e rang à gauche, un autre CNE du 9e R.I.A. non identifié. (fonds Viller)

Administration

Activités militaires

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Doc 2 :Thème tactique étudié en salle (ordre opération)
1938 EPOR ORDOPE.pdf
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ndlr: Ordre d'opération d'exercice, daté du 8 août 1938, conçu par le colonel ROUX , chef de corps du 99 R.I.A. de 1936 à 1938.

 

Cantonné à Lyon, le 9-9 est un vrai montagnard (Fonds Lombard) !

 

 

1937 : Le 99e R.I.A. au fil des saisons... (fonds Viller)

 

1938 : manoeuvre en Grande Chartreuse. Élément du 99e R.I.A. dont des éclaireurs-skieurs.
1938 : manoeuvre en Grande Chartreuse. Élément du 99e R.I.A. dont des éclaireurs-skieurs.

Cérémonies

 

11 août 1938 : visite du président de la République Albert LEBRUN au cours des manœuvres militaires du Galibier (fonds Viller).

 

 

Fin d'été 1938 : tournée d'adieu du chef de corps en Maurienne, dispositif aux ordres du commandant en second (fonds Viller).

 

 

1er octobre 1938 : passation de commandement au Fort Lamothe, entre le GBR ROUX et le LCL LACAZE (fonds Viller).

 

Vie du corps

 

1936 : une facétie militaire restée inaperçue... ou pas !

 

Le LTN LEGRAND, chef de la SES du III/99e R.I.A., skieur émérite.
Le LTN LEGRAND, chef de la SES du III/99e R.I.A., skieur émérite.

Nous sommes en 1936, le plateau du Petit Mont Cenis est une enclave italienne en territoire français, du reste supprimée en 1945. L’entrée droite de l’enclave est gardée du côté italien par le fort de Malamot construit dans le rocher à 3000 mètres d’altitude. En face, à l’autre extrémité, côté français, le poste de Solières, à 2770 mètres, surveille la frontière. Ce poste est occupé toute l’année par la section d’éclaireurs skieurs (S.E.S) du 3e bataillon du 99e RIA de Lyon, commandée par le lieutenant LEGRAND, bon skieur et robuste montagnard. Depuis qu’il a été retenu prisonnier pendant deux heures par des carabiniers italiens, il rumine et ne pense qu’à une seule chose : se venger !

 

Profitant des grandes manœuvres, le lieutenant demande des volontaires pour une reconnaissance. La S.E.S est cantonnée au Planey, non loin de Bramans. A la suite de LEGRAND, une colonne de 5 volontaires remonte, au petit matin,  tout le val d’Embin, longe le lac de Savine et arrive au col du Clapier (2500m et frontière avec l’Italie). A leur stupéfaction, les hommes de LEGRAND franchissent la frontière et se dirigent vers le fort de Malamot qui les domine de ses 3000 m. L’escalade dans les rochers est longue et pénible. Portes ouvertes, ils pénètrent dans une rotonde avec six ouvertures, dans chacune d’elle un canon culasse ouverte. Les italiens sont à côté, probablement au son des bruits de vaisselle, dans le réfectoire. Satisfait d’être entré sans coup férir, LEGRAND veut le faire savoir : « nous allons pis…dans leur canons ! ». Un par canon et bientôt, dégoulinant des culasses ouvertes, une mare s’étale au pied de six canons !!! Rapidement, LEGRAND donne le signal du repli et la colonne amorce la descente encore plus pénible que la montée. Ils sont repérés par deux carabiniers, hurlant et vociférant, qui se lancent à leur poursuite. Mais la colonne est la plus rapide à franchir la frontière ! Ensuite c’est le chemin du retour, à l’inverse du matin. LEGRAND et ses hommes arrivent au Planey vers six heures du soir. Après cette journée harassante, chacun est heureux de se reposer mais se demande ce qu’il serait arrivé, si les Italiens les avaient trouvés, avec leurs armes, dans le fort ? ….

 

Quant au Lieutenant LEGRAND, il a retrouvé toute sa bonne humeur et savoure pleinement sa vengeance !

 

cf. Quoi de 9 n°23 (septembre octobre 2023)



 Colonel LACAZE - Partie I

(1938 - 1940)

 

Albert LACAZE est né le 21 mai 1884 à La Tronquière (Lot). 

En octobre 1903, il intègre l'ESM de Saint-Cyr dont il sort, ''dans la botte'' en 1905 (promotion ''De La Tour d'Auvergne'').

Sous-lieutenant au 49e d'infanterie à Bayonne, il est ensuite affecté, en 1912, au 6e régiment d'infanterie en garnison à Saintes.

Capitaine, à titre définitif,  en 1915, il participe avec son régiment à de nombreux engagements (Belgique, Marne, ''course à la mer'', Oise, Aisne, Verdun). Blessé en 1916 puis en 1918, peu après sa mutation au 12e régiment d'infanterie, il est fait prisonnier par les allemands et libéré en janvier 1919.

Muté au 18e régiment d'infanterie en 1920, ses qualités sportives le conduisent à se perfectionner à l'école de gymnastique de Joinville puis à acquérir de solides compétences dans la connaissance et la pratique de la montagne.

Promu chef de bataillon en 1927 alors qu'il vient d'être affecté au 159e R.I.A..

Lieutenant-colonel en 1933, il prend les fonctions de chef du bureau instruction au 99e régiment d'infanterie alpine.

Il prend le commandement du régiment le premier octobre 1938 et est promu colonel en décembre de la même année.

 


Effectifs

Le COL LACAZE (au centre, 1er rang) et les cadres de son état-major au Fort Lamothe à Lyon (fonds Cantagril).
Le COL LACAZE (au centre, 1er rang) et les cadres de son état-major au Fort Lamothe à Lyon (fonds Cantagril).

Administration

Doc 3 : programme instruction janvier 1939( ci-dessus et ci-contre) - Fonds Charmet
Doc 3 : programme instruction janvier 1939( ci-dessus et ci-contre) - Fonds Charmet
Fonds Charmet
Fonds Charmet
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Document d'instruction: Comptabilité en campagne
Comptabilité d'unité en campagne.pdf
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ndlr : document réalisé par le chef de bataillon HAU  ( tué à l'ennemi lors des combats de l'AILETTE, le 24 mai 1940, alors qu'il commandait le IIe bataillon du 99).


Activités militaires

 

1938 : Le 99e R.I.A. hiverne en Grande Chartreuse... (fonds Viller)

 

 

1938 : Le III/99e R.I.A. hiverne en Maurienne... (fonds Lombard)

 

 

1938-1939 : Le III/99e R.I.A. estive en Maurienne... (fonds Lombard)

 

 

1939 : le régiment estive en Maurienne... (fonds Viller, Genoux et Tanguy)

 

Cérémonies

 

1er octobre 1938 : le GBR ROUX, chef de corps sortant, félicite le LCL LACAZE, chef de corps entrant (fonds Viller).