Colonel de PREZ de CRASSIER
(1791-1792)
Le baron Louis Amable de Prez de Crassier nait en 1730 en Suisse, d'une très ancienne famille noble de la région de Fribourg :
"Haut et puissant seigneur Louis de Prez, chevalier, seigneur de Crassier, chevalier de l'ordre royal de St Louis, grand Bailli d'épée".
Il entre au service de la France en 1747 puis rejoint le Royal Deux-Ponts en avril 1757 où il déroule la majeure partie de sa carrière : capitaine en 1766, major en 1780 (Il participe à toute la guerre d'indépendance de l'Amérique dans l'armée de Rochambeau et prend part au siège et à la victoire de Yorktown) et lieutenant-colonel en 1784. Promu colonel le 25 juillet 1791, le commandement du 99e de ligne lui échoit la même année.
ndlr : plusieurs courtes biographies, éparses et laconiques, laissent subsister des zones d'ombre :
- dans un ouvrage édité par les Cincinnati, il serait décédé en 1791, année de sa prise de commandement, sachant que son successeur, le colonel WISCH prend sa suite en 1792 ? Il est vrai cependant, qu'en l'état des recherches, on ne retrouve plus mention du personnage après 1791
- son frère Jean Etienne Philibert de Prez de Crassier, né en 1733, embrasse lui aussi la carrière des armes, sert quelques années au Royal Deux-Ponts, ce qui entraine de nombreuses confusions (Contrairement à certains écrits, ce dernier n' a pas participé à l'aventure américaine).
Extrait de l'historique du 99e régiment d'infanterie (éditions 99e R.I., 1893)
Colonel WISCH
(1792-1793)
Le baron Johan Christopher Van der WISCH* est né à Schwienbeck, district du Schleswig (Danemark) le 22mai 1739. Jean-Christophe de WISCH déroule la majeure partie de sa carrière militaire au sein du Royal Deux-Ponts puis du 99e d'infanterie :
- Mars 1758 : premier lieutenant
- 1758-1762 : sert en Allemagne (siège de Wolfenbüttel, blessé à la jambe en 1759 à Bergen)
- 1768 : capitaine en pied de la compagnie Rathsamhausen
- 1776 : capitaine en second de grenadiers à la nouvelle formation
- 1777 : capitaine commandant une compagnie
- 1780 : capitaine de grenadiers
- 1780-1783 : campagne d'Amérique ( Blessé à Yorktown)
- 1791 : lieutenant-colonel au 99e d'infanterie
- 1792--1793 : sert aux armées du Nord et de Belgique sous O' Moran**
- 12 octobre 1792 : colonel du 99e d'infanterie
- 1793 (2 mars) : blessé à Aix-la-Chapelle. Il est appelé au commandement d'une division de l'armée du Nord et n'est pas remplacé jusqu'en 1796 à la tête du 99e de ligne dont les deux bataillons étaient séparés.
Maréchal de Camp (1793) puis général de division (1793) il prend sa retraite en 1794.
Il obtient du gouvernement français l'autorisation de se retirer à Preetz en Holstein où il s'éteindra le 19 octobre 1808.
Chevalier du Mérite Militaire (ndlr : médaille correspondant à l'Ordre de Saint-Louis , créée par louis XV pour les protestants)
Médaille de Cincinnatus
*Noblesse du royaume du Danemark. La devise : "Animis vereri qui scit, scit tuto aggredi" peut se traduire :"Qui sait craindre des intentions, sait attaquer sans risque". (largement inspirée d'une sentence de Publius Syrus).
**La disparition de la particule et du rang de noblesse est survenue en 1792, au plein cœur de la Révolution !

24e demi-brigade d'infanterie légère
Chef de brigade FEREY
(1796 -1803)
Claude François FEREY, né le 20 novembre 1771 à Auvet-et-la-Chapelotte (Haute-Saône), embrasse la carrière des armes, en 1788, comme simple soldat dans les chasseurs à cheval du Gévaudan.
- 1791 : promu brigadier, il rejoint la Garde constitutionnelle du roi Louis XVI.
- 1792 : sous-lieutenant au régiment du roi, puis adjudant-major au 9e bataillon des volontaires de la Haute-Saône.
- 1793 : capitaine de grenadiers du bataillon des chasseurs francs de la forteresse de Mayence, il est promu chef de bataillon, à la tête de cette unité, pendant la guerre de Vendée.
- 1796 : en octobre, il est nommé chef de brigade de la 24e demi-brigade d'infanterie légère, dans l'armée de Sambre et Meuse. Il combat ensuite, avec son unité, dans l'armée d'Angleterre, d'Italie et du Portugal.
- 1803 : nommé général de brigade.
- 1810 : général de division
Blessé grièvement au cours de la bataille des Arapiles, il meurt à Olmedo en Espagne, le 24 juillet 1812.
Commandeur de la Légion d'honneur (1804),
Baron de l'Empire (1809)
ndlr : son nom est gravé sur le pilier Ouest de l'arc de triomphe de l' Étoile (voir photo ci-contre).
Extrait de l'historique du 99e régiment d'infanterie (éditions 99e R.I., 1893)
99e demi-brigade, 1ère formation
Chef de brigade LAFONT
(1793-1796)
Élie LAFONT est né le 15 octobre 1740 à Saint-Jean de Gardonnenque (Gard). À 15 ans 2 mois, reconnu ''bon pour le service'', il est enrôlé le 15 décembre 1755 au régiment de Hainaut (50e de ligne) où il déroule la majeure partie de sa carrière :
- 1760 : sergent
- 1780 : sous-lieutenant de grenadiers (promu officier, à près de 40 ans, bien que protestant)
- 1785 : lieutenant en second
- 1791 : capitaine
- 1793 (mars) : chef de bataillon
- 1793 (novembre) : chef de brigade (= colonel - le 1er bataillon du régiment de Hainaut qu'il commandait fut le noyau de la 99e demi-brigade d'infanterie de ligne dont il prit le commandement)
- 1796 : général de brigade*
- 1803 : retraité
- 1810 (21 décembre) : décès et inhumation à Saint-Jean du Gard
Chevalier de Saint-Louis
(ndlr : ? de confession protestante, il ne pouvait avoir reçu cette décoration réservée aux officiers de religion catholique, confusion possible avec la médaille du mérite militaire attribuée aux officiers protestants.
Bien connu et apprécié par le 1er consul BONAPARTE, il n'a cependant pas obtenu son admission dans la Légion d'honneur qu'il sollicite en vain en 1806)
( cf. Gallica : la Sabretache - janvier 1902 - pages 480 à 489) :
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k115356q/f533.item)
* Séance du directoire du 2 frimaire an VI (22 novembre 1797) : '' le général LAFONT, de l'armée d'Italie, nommé provisoirement par BONAPARTE, après la bataille d'Arcole, est confirmé à ce grade le 27 ventôse an V (Tome I voir la note où nous l'avions orthographié "LAFOND' par erreur, remplacé le 19 messidor an VI (Tome V) comme chef de brigade à la 51e demi-brigade à compter du 1er nivôse an V".
(Archives nationales- procès-verbaux du Directoire AN V - AN VIII - Tome III)
99e demi-brigade, 2e formation
Chef de brigade PETIT
(1796 - 1803)
Pierre joseph PETIT est né le 21 juin 1752 à Essert (Haut-Rhin)., en 1768, à 16 ans, il s'engage comme soldat dans le régiment de Salm-Salm.
1773 : caporal
1782 : sergent
1791 : sergent-major
1792 : sous-lieutenant
1793 : grade de lieutenant conféré sur le champ de bataille pour un exceptionnel fait d'armes
1794 (25 janvier) : capitaine
1794 (10 février) : chef de bataillon
1794 (25 avril) : brevet de chef de brigade
1796 : il prend le commandement de la 99e demi-brigade d'infanterie de ligne
Jusqu'en 1803 il participe, à la tête de son unité,.aux campagnes d'Allemagne et d'Italie où il se distingue par sa bravoure.
Le 24 octobre 1803, sa demi-brigade est versée dans le 62e régiment d'infanterie de ligne dont il prend le commandement comme colonel.
En novembre 1805, après avoir participé avec son régiment à la campagne d'Autriche, il fait valoir ses droits à la retraite.
Il s'éteint le 22 mai 1850 à Essert, à l'âge de 98 ans.
Officier de la Légion d'honneur
Extrait de l'historique du 99e régiment d'infanterie (éditions 99e R.I., 1893)
24e régiment d'infanterie légère
Colonel MARION
(1803-1805)
Charles Stanislas MARION est né le 7 mai 1758 à Charmes (Vosges). Il s'engage à 18 ans, en décembre 1776, dans le régiment du Roi-Infanterie et en 1780 il est nommé caporal.
En 1789 il est incorporé dans la garde nationale de Charmes où , dans la même journée, il est nommé caporal, sergent puis promu capitaine (!).
1791 : capitaine dans le IVe bataillon des Volontaires des Vosges puis au sein de la 21e demi-brigade bis d'infanterie légère. Il participe avec ce corps, dans l'armée du Rhin, aux campagnes de 1792 à 1796, année de sa promotion au grade de chef de bataillon.
De 1796 à 1801, comme chef de bataillon "à la suite", il combat avec le la 93e demi-brigade d'infanterie de ligne dans l'armée d'Italie. À la bataille de Novi, Napoléon Bonaparte, général en chef, le nomme chef de brigade de la 93e sur le champ de bataille.
En 1803, il prend , comme colonel, le commandement du 24e régiment d'infanterie légère.
Il est promu général de brigade en août 1805.
Il périt glorieusement le 7 septembre 1812, à la tête de la 2e brigade de la 10e division du 3e corps, au cours de la bataille de la Moscowa.
Commandeur de la Légion d'honneur (1812)
Baron de l'Empire (1810)
ndlr : son nom est inscrit sur le pilier Est de l'arc de triomphe de l'Étoile (voir photo ci-dessous)
Armoiries du baron Marion et de l'Empire :
" Écartelé au premier d'azur à quatre chevrons superposés d'or, au deuxième des barons tirés de l'armée; au troisième d'argent à la fasce de gueules chargée de deux étoiles du champ et surmontée d'une grenade de sable, allumée de gueules au deuxième point; au quatrième d'azur au lion d'or tenant de la dextre un sabre et de la sénestre un bouclier d'argent."
Extrait de l'historique du 99e régiment d'infanterie (éditions 99e R.I., 1893)
Colonel POURAILLY
(1805-1810)
Bernard POURAILLY nait le 21 juin 1775 à Lées-Athas (Pyrénées-Atlantiques). À 17 ans, il s'engage comme soldat dans le 1er bataillon des Volontaires des Basses-Pyrénées.
- Mars 1793 : sous-lieutenant
- Novembre 1793 : lieutenant
- Octobre 1794 : capitaine
Il quitte l'armée en 1796 mais reprend du service comme capitaine à la suite dans la 4e demi-brigade d'infanterie de ligne.
- Février 1801 : chef de bataillon dans la Garde des consuls.
- Août 1805 : colonel, il prend le commandement du 24e régiment d'infanterie légère. Campagnes d'Autriche, de Prusse et de Pologne, il est blessé à Eylau en février 1807.
- Juillet 1807 : blessé à Wagram.
- Janvier 1810 : il perd sa main gauche et est remplacé à la tête du régiment.
- Décembre 1810 : il prend le commandement du 8e régiment d'infanterie légère.
- Août 1811: général de brigade.
Mis en réserve en 1813 puis en non-activité, il est admis à la retraite par ordonnance en février1825.
Il décède à Paris le 30 juin 1828 et est inhumé au cimetière du Père Lachaise.
Commandeur de la Légion d'honneur (1813)
Baron de l'Empire (1808)
Guerre de la Cinquième coalition (avril à juillet 1809)
Bataille de Wagram, 5-6 juillet 1809.
Victoire française contre l'armée autrichienne.
Colonel de BELAIR
(1810-1813)
Antoine Alexandre JULIENNE dit "BELAIR" ou "BELLAIR", est né le 2 juin 1775 à Paris. En décembre 1791, à 16 ans, il s'enrôle dans le 15e d'infanterie.
- 1795 : sous-lieutenant
- 1796 : lieutenant
- 1798 : capitaine, aide de camp de son père le général BELAIR
- 1799 : chef de bataillon
- 1809 : promu colonel, il prend le commandement du 8e régiment d'infanterie légère.
- 1810 (décembre) : il est désigné pour prendre le commandement du 24e léger.
- 1813 (février) : général de brigade
Au retour de l'Empereur de l'ile d'Elbe, marquant le début des "Cent Jours", il fait reconnaître, à Angers, l'autorité de Napoléon 1er. Après la seconde restauration, il reste sans emploi, faisant l'objet de soupçons car suspecté d'être impliqué dans de nombreuses conspirations (fabriquées ?). Il est interpellé et incarcéré.
Libéré, par défaut de preuves, il décédera le 1er juin 1838 à Verrière-le-buisson (Seine).
Grand Officier de la Légion d'honneur (1813)
Chevalier de Saint-Louis (1814)
Baron de l'Empire (1813)
ndlr : le nom de "BELLAIR" est gravé, coté Nord, 9e colonne (Arc de triomphe de l'Étoile), voir ci-dessous
Armoiries du baron de BELAIR et de l'Empire
" Coupé : au I, parti de sable à une tulipe ( ou julienne des dames) fleurie d'argent, tigée de sinople, versée à dextre et du quartier des Barons militaires de l'Empire; au II, d'azur à une tour d'argent ouverte de sable sur un rocher au naturel"
Extrait de l'historique du 99e régiment d'infanterie (éditions 99e R.I., 1893)
Campagne de Russie (juin à décembre 1812)
Bataille de la Moskowa, 7 septembre 1812.
Victoire française, encore contestée de nos jours par la Russie qui lui donne le nom de bataille de Borodino.
ndlr : le général-baron LEJEUNE a lui-même participé à cette bataille. Il a tenté de résumer dans cette œuvre de nombreux épisodes, rassemblés pour faciliter la compréhension de l'ensemble des opérations.
A noter un anachronisme apparent : le drapeau français figurant en bas à gauche de la peinture arbore les trois couleurs à l'horizontale. Napoléon 1er fixe en 1812 les dispositions réglementaires des drapeaux et étendards, la couleur bleue étant directement adossée à la hampe.
Dissolution du 24e Léger le 11 août 1814
RESTAURATION (1814-1830)
ndlr : le régiment ne figure plus à l'ordre de bataille
MONARCHIE DE JUILLET (1830-1848)
Reconstitution du 24e Léger en septembre 1840 à Rouen
Effectifs
1841-1842
1843-1844
1845-1846
1847-1848
Extrait de l'historique du 99e régiment d'infanterie (éditions 99e R.I., 1893)
IIe RÉPUBLIQUE (1848-1852)
Effectifs
1849-1850
1851-1852
Extrait de l'historique du 99e régiment d'infanterie (éditions 99e R.I., 1893)