Joseph Auguste MARMONIER (?-1915)

Le Progrès, 11 novembre 2019
Le Progrès, 11 novembre 2019


Auguste RAMA (1883-?)


Dans l'extrait suivant, publié avec l'aimable autorisation de ses descendants, Auguste RAMA parle longuement de son arrivée à Verdun en 1916 au 99ème RI.
Caporal, il raconte avec beaucoup de précision et d'acuité ce qu’il a connu au 9-9, sur les Hauts-de-Meuse, dans la Somme, au Chemin-des-Dames et enfin, à la Malmaison et en Alsace. Blessé au dos en mai 1917 au Chemin des Dames, il est évacué en 1918 sur Montpellier pour y être soigné du Mal de Pott*.
Louis RAMA, son petit-fils commente ainsi les écrits de son grand-père :
"Son témoignage, venu après tant d’autres est cependant d’une qualité qui le fait sortir du lot. Il y raconte très simplement la vie quotidienne des soldats, dans les marches, à l’arrière, au front, leurs souffrances, leur résistance et leur courage au long des gardes de nuit, sous les bombardements, malgré les privations, la peur, la boue, les poux, les veilles dans les boyaux, et la puanteur des cagnas...  il témoigne des qualités (...et des défauts !) des officiers du corps qu’il a connus. Il raconte la mort du capitaine Kléber tué sous ses yeux au Chemin de Dames, et tant d’autres ! ... tant d’autres événements minuscules où se jouait la survie de chacun et celle de tous."
ndlr : Le Mal de Pott est une infection d'un disque intervertébral ou des corps vertébraux adjacents, due au bacille de la tuberculose. Il s'agit d'une urgence médicale qui nécessite une prise en charge rapide, (soigné aujourd'hui par  une antibiothérapie lourde et longue : 12 mois de traitement) et parfois un traitement chirurgical orthopédique. Sa dénomination provient du chirurgien britannique Percivall Pott, connu pour ses travaux sur cette maladie.

Il représente 50 % des manifestations de la tuberculose ostéo-articulaire. La contamination est hématogène (source Wikipédia).



Paul CHALEON (1913-1940)

         Paul CHALEON a une croix sur son casque.
Paul CHALEON a une croix sur son casque.

Paul CHALEON, né en 1913, boulanger de profession, effectue son service national au 99e R.I.A. en 1934-35 à la 6e puis à la 11e compagnie.

Mobilisé en 1939, il est affecté à l’état-major de la CA3 (compagnie d’accompagnement du 3e bataillon), probablement dans le groupe « ravitaillement et services ».

Les « Souvenirs de guerre » de Georges BEY (99H4000TEM-I-99BEY04) relatent les derniers moments vécus par Paul CHALEON, grièvement blessé.

Si l’hypothèse d’affectation évoquée supra se vérifie, ces faits sont à rapprocher du témoignage postérieur du CBA NOUVELLET, commandant le 3e bataillon (99H0000TEM01) qui décrit les événements de la journée du 7 juin (p.12) en précisant notamment le bombardement subi par le TC (train de combat) à l’ouest de CHASSEMY (Aisne).

La nature des blessures de Paul CHALEON (cf. BEY), l’état de son livret militaire partiellement brûlé, le lieu d’inhumation provisoire à CHASSEMY, pourraient donc bien confirmer l’hypothèse émise.

Mort pour la France, il repose désormais au cimetière de VIZILLE où sa veuve n’a pu faire rapatrier sa dépouille qu’en 1947.



Jean BOURGEAT (1920-2006)

Pour en savoir plus sur le remarquable itinéraire de vie de Paul BOURGEAT, nous vous invitons à le découvrir entièrement dans le document ci-contre.

ndlr : nous tenons à saluer l'extraordinaire travail de mémoire de son fils Pierre BOURGEAT qui a construit ce document très complet et lisible, citant ses innombrables sources et à le remercier de nous avoir permis de le mettre en ligne intégralement, les pages visibles ci-dessus concernant plus particulièrement son passage au 99e R.I.A.

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Histoire de Jean BOURGEAT.pdf
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